1998_11_17

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SdT volume 4, numero 9.

 

                                                                                             LA CITATION DU MOIS

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                                        Quodcirca nomen, verbum et relique orationis partes

                                        per se tantum soni sunt, sed multiplicem habent ex

                                        institutione hominum significantiam : ut in coloribus

                                        pictorum videmus que nihil per se adombrant picturarum,

                                        et tamen ex artificio unanquanque personam et quicquid

                                        volumus representant.

                                                     Lorenzo Valla, Repastinatio, 433.32-434.5

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                                                     SOMMAIRE

 

1- Coordonnees

             - Bienvenue a Maryvonne Holzem.

             - Changement d'adresse : Genevieve Caelen-Haumont.

 

2- Carnet

             - Genevieve Caelen-Haumont détachée a Aix-Marseille.

             - Au courrier de SdT.

             - Avis de recherche : base lexicale avec associations et frequences.

             - Beaux sites : Le Grimoire (apprentissage du français) ;

             Christine de Pizan database (ancien français).

             - Attention : des changements de lieu et de dates pour le seminaire

             de Francois Rastier

             - Enseignement de Bill Winder : La Sémantique et le discours littéraire

              - Seminaire organise par Patrick Seriot : Epistémologie comparée des

             sciences humaines, Russie / Europe de l'Ouest, années 1920-1930 (le

             discours sur la langue)

 

3- Publications

             - Numero special de Semiosis, comprenant des etudes de Francois Rastier

             traduites en castillan.

 

4- Dialogue

             - Jean-Emmanuel Tyvaert & Francois Rastier : "L'obscure clarte".

 

5- Chronique

             - Le cyberlexique, par Gabriel Otman.

             A suivre aussi sur France Culture, vendredi 20 novembre matin.

 

6- Colloques

             - 5eme colloque annuel de la Societe de Semiotique du Quebec :

             "Le lisible, le visible, l'audible et le tactile - Relations

             intersemiotiques et polysensorielles", Ottawa, 12-13 mai 1999.

 

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NOUVELLE ABONNÉE

 

[information réservée aux abonnés]

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{Caelen-Haumont, 20/10/98 et FR, 15/11/98}

 

Genevieve Caelen-Haumont, du Laboratoire CLIPS-IMAG, est détachée pour un an

au Laboratoire Langages et Parole Universite des Lettres d'AIX-MARSEILLE 1,

28 av Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence.

tel : 04 42 95 36 21, fax : 04 42 59 50 96.

 

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{FR, 15/11/98}

 

AU COURRIER

 

Un correspondant nous écrit : "La lecture de SdT est toujours revigorante".

Qu'il en soit ainsi pour sa rédaction !

 

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{Tigerghien, 21/10/98}

 

AVIS DE RECHERCHE

 

Je recherche une base lexicale (français) -- la plus complète et la plus

récente possible -- contenant des normes associatives entre mots et un

index des fréquences lexicales (familiarité).

 

Merci d'avance,

 

Guy Tiberghien

 

Guy TIBERGHIEN, Professeur

Institut des Sciences Cognitives (CNRS) - 67, boulevard Pinel - 69675 BRON Cedex

Tél. 1 : (33) 04 37 91 12 59 ; Tél. 2 : (33) 04 76 62 80 66

e-mail : tiberghien@isc.cnrs.fr, Guy.Tiberghien@upmf-grenoble.fr

http://rockefeller.univ-lyon1.fr/~montoute/Tiberghien/

 

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{FR, 15/11/98}

 

BEAUX SITES

 

* LE  GRIMOIRE

 

Le Grimoire est un site Internet qui rassemble divers matériels pédagogiques

pour l'apprentissage de la langue et de la civilisation françaises au niveau

de la première année universitaire (français langue seconde). Les documents

(+200, 4MB de texte) sont présentés sous forme hypertextuelle et soigneusement

hiérarchisés de façon à rendre la navigation claire pour l'usager. Le Grimoire

intègre :

- une grammaire descriptive (traditionnelle) du français,

comprenant de nombreux exemples et un glossaire terminologique explicatif

- une anthologie de textes courts puisés dans la littérature canonique

(42 extraits du moyen âge à nos jours, avec dictionnaire français-anglais)

- un guide daté des événements, tendances et personnalités de la vie

culturelle, politique et littéraire [13 livraisons]

- un ensemble de tests et de barèmes de correction, ainsi que divers

renseignements relatifs à l'administration et à la gestion du cours.

 

Pascal Michelucci

             pascal.michelucci@utoronto.ca

             www.chass.utoronto.ca/french/vale

 

* LA DEVINETTE DE LA REDACTION :

 

Pourquoi ce site s'appelle-t-il Le Grimoire ? Qui donne la bonne hypothèse

gagne un abonnement décennal au bénéfice d'un tiers.

Solution de l'énigme dans le prochain numéro.

 

* OLD FRENCH

 

Objet : Christine de Pizan database

Anyone interested in a concordance of old French see the Christine de Pizan

database made available by Jim Laidlaw

http://www.arts.ed.ac.uk/french/christine/cpstart.htm

Contact :  Geoff Hare <G.E.Hare@newcastle.ac.uk>

 

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{FR, 11/11/98}

 

Si vous avez deja note l'information sur le seminaire de Francois Rastier,

attention aux PRECISIONS DE LIEU et MODIFICATIONS DE DATE

apportees dans le programme definitif ci-dessous :

 

                                             SEMINAIRE

                                        Université PARIS VII &

             Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales

 

                                 Conférences de sémantique

                                            année 1998-1999

 

                                           François RASTIER

                                        Directeur de recherche

                                              INaLF-CNRS

 

Premier semestre

________________

 

Université Paris VII (Jussieu), UFR Sciences des textes et documents

Tour centrale, deuxième étage, salle 212.

 

Jeudi 26 novembre, 16h-18h  :           La sémantique des textes littéraires

 

Jeudi 10 décembre, 16h-18h  :            Description sémantique et interprétation

 

Jeudi 14 janvier, 16h-18h  :    Les disciplines du texte

                                                     - De la philologie à l'herméneutique

 

Second semestre

_______________

 

Institut national des langues et civilisations orientales

2 rue de Lille, 75007 Paris

Salons de l'Inalco

 

Jeudi 4 février, 17h-19h :        L'accès sémantique aux banques textuelles

 

Jeudi 11 mars, 17h-19h :        Terminologie et lexicologie des textes d'experts

 

Jeudi 18 mars, 17h-19h :        Textes descriptifs et image documentaire

 

Jeudi 1er avril, 17h-19h :        Les genres textuels : typologie et codage

 

 

Contact électronique : lpe2@ext.jussieu.fr

Site du séminaire virtuel :  http://www.msh-paris.fr/texto/

 

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{FR, 15/11/98}

 

ENSEIGNEMENTS

 

De Bill Winder, professeur à l'University of Bristish Columbia (Vancouver) :

 

                    La Sémantique et le discours littéraire

 

La problématique de l'analyse du sens déborde largement les sciences du

langage ; on la  retrouve, sous des formes différentes, en philosophie

(essences), en logique mathématique  (interprétation des systèmes formels),

en science cognitive (acte cognitif), en anthropologie  (axiologies), etc.

En linguistique, bien que les pratiques lexicographiques aient fait une place

importante aux questions sémantiques, des chercheurs de courants majeurs

se sont efforcés de  restreindre le champ de leur science en évacuant la

question du sens (Harris, Chomsky) ou en  postulant qu'il n'y a pas de

linguistique au-delà de la phrase (Benveniste). A rebours de ces

linguistiques restreintes, d'autres chercheurs se donnent pour tâche de

pousser l'analyse  linguistique au-delà de la syntaxe et au-delà de la

phrase, jusqu'au sens et au texte.

 

 

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{15/11/98}

 

SÉMINAIRE

 

Organisateur : Patrick SERIOT, Professeur à l'Université de Lausanne

             Patrick.Seriot@slav.unil.ch

             http://www.unil.ch/slav/ling

 

Séminaire au centre russe de l'EHESS, 54 Bd Raspail, 75006 PARIS

année universitaire 1998-1999, 1er vendredi de chaque mois, 11 h - 13 h :

 

                           « Epistémologie comparée des sciences humaines,

                                                     Russie / Europe de l'Ouest,

                             années 1920-1930 (le discours sur la langue) »

 

Le travail sera réparti en 7 séances de 2 h chaque mois.

Programme proposé :

 

- 2) 4 décembre 1998 :

Culture 1 (système ouvert) : Les utopies de langue :

* A.A. Bogdanov : Krasnaja zvezda

* la langue AO

* l'idéologie cosmiste

Culture 2 (système fermé) : P. N. Savickij et la linguistique eurasiste.

Une vision platonicienne des rapports de l'espace et des langues

 

- 3) 8 janvier 1999 : Les avatars de la politique linguistique -> textes :

* L.P. Jakubinskij : «F. de Soss°r o ne-vozmozhnosti jazykovoj politiki»,(1931)

* E.D. Polivanov : «Revoljucija i literaturnye jazyki Sojuza SSR» (1927)

Culture 1 : La «Mezhrabsvjaz'» et l'espéranto prolétarien. Textes :

* E.K. Drezen : Ocherki teorii Esperanto (1931)

* L.I. Zhirkov : «Pochemu èsperanto dolzhen pobedit'?» (1933)

 

- 4) 5 février 1999 : La réception de Saussure et la notion de

«linguistique sociale» -> textes :

* R. Shor : Jazyk i oschestvo (1926)

* F.P. Filin : «Na povodu u klassovogo vraga» (1932)

Le sujet et la langue -> texte :

* V. Voloshinov : Marksizm i filosofija jazyka (1929)

 

- 5) 5 mars 1999 : La simplicité en langue : langue du peuple ou langue

populaire ?

- Quand les extrêmes se rejoignent : évolutionnisme stadialiste contre

pseudo-diffusionisme eurasiste

 

- 6) 2 avril 1999

- La philosophie du nom et les «imjaslavcy»

ou :

- Shirokogorov et la théorie de l'ethnos / N. S. Tru-beckoj et le concept

de culture

Texte : N. Trubeckoj : O turanskom èlemente v russkoj kul'ture (1925)

S. Shirokogorov : Etnos (1923)

ou :

- La langue et l'âme du peuple : le discours sur l'u-nanimisme en URSS

(V. Vinogradov : Velikij russkij jazyk, 1945) et en Allemagne nazie

(G. SCHMIDT-ROHR : Die Sprache als Bildnerin der Völker, 1932).

 

- 7) 7 mai 1999 : - La théorie des «langues littéraires» et la «culture de

la langue» : G. Vinokur, (Kul'tura jazyka, 1923) V. Vinogradov,

L. Jakubinskij (Kul'tura jazyka, 1925)

ou :

- Lysenko, lamarckisme et solidarisme : O. Mandel'shtam : Lamark (1930)

ou :

- Anti-darwinisme, «nomogénèse» et théorie des totalités dans l'émergence

du structuralisme russe

-> L. S. Berg : Nomogenez (1922)

 

L'Union soviétique des années 1920-1930, comme l'émigration russe de

l'entre-deux-guerres constitue un domaine certes controversé, mais

abondamment exploré par les chercheurs en sciences politiques et en

histoire. Le domaine littéraire est au centre des études universitaires

classiques de russe. La linguistique du russe est également bien

représentée à l'Université, mais elle se concentre essentiellement sur

l'étude de la langue russe. Or il reste tout un pan d'activités

scientifiques de toute première importance dans le monde russophone qui

semble plus ou moins négligé par les chercheurs, c'est celui des sciences

humaines. Certes, l'activité scientifique en général en URSS a été

explorée, principalement aux USA, par des chercheurs comme Loren GRAHAM et

Alexander VUCINICH, dans une perspective de sociologie de la science.

Andrzej WALICKI de son côté, comme Isaiah BERLIN, a étudié l'«histoire

intellectuelle» de la Russie chez ceux qu'on appelle les «penseurs russes».

On ne compte plus les études consacrées à un philosophe du langage et de la

culture comme Mixail BAXTIN. L'histoire de la philosophie soviétique a fait

l'objet de nombreux travaux de la part de René ZAPATA, Dominique rètement, à partir de textes premiers, originaux, un certain

nombre de traits propres à la culture scientifique dans le monde

russophone, comme de mettre en évidence un certain nombre de

questions-clés telles que le rapport de l'individuel au collectif, la

construction discursive de l'identité collective, de l'opposition de soi à

l'autre, les représentations de ce qu'est le «social», la notion de

«mentalité collective», l'opposition entre identité de classe et identité

nationale, etc.

On voit que le «discours sur la langue» est plus large que «la

linguistique». S'il est bien évident que les oeuvres de linguistes

fourniront un important contingent de textes, le discours sur la langue ne

s'y réduit pas. On trouve ainsi dans les «conseils» que M. Gorki donnait

aux écrivains débutants une vision très cohérente de la langue, qui n'avait

aucun rapport avec le discours marriste dominant dans la linguistique

soviétique de l'époque, tout en coexistant avec lui en pure ignorance

réciproque. Le sort réservé aux espérantistes et aux inventeurs de langues

artificielles, aux représentants de l'idéologie «cosmiste» est lui aussi

révélateur d'un grand basculement, qui se fit progressivement, et qui n'eut

pas lieu l'année du «grand tournant» (1929). De même, la réception de

Saussure, de chef de file de «l'école sociologique française» à

représentant de l'«idéologie bourgeoise», montre combien les mêmes textes

peuvent être interprétés de façon parfois radicalement opposée. On voit

ainsi peu à peu apparaître un monde intellectuel infiniment moins

«monolithique» qu'une image stéréotypée de l'URSS stalinienne tend à le

présenter. Prenant le discours sur la langue comme indice, comme révélateur

des tensions qui parcourent la société soviétique des années 1920-1930, on

va explorer un basculement fondamental de cette société, qui a été observé

dans beaucoup d'autres domaines, entre deux «attitudes», ou «paradigmes,

celui en gros des années 20, fondé sur l'ouverture, sur l'internationalisme

et celui des années 30, fondé sur la fermeture et le nationalisme. On

s'appuiera pour ce faire sur l'hypothèse du sémioticien de l'architecture

Vladimir PAPERNYJ quant à l'existence d'une «culture-2» (en gros, celle des

années 30), qui vient supplanter une «culture-1», en gros celle des années

20. On verra alors que la notion de «paradigme» de l'épistémologie de Th.

KUHN, pas plus que celle d'«épistémè» de Michel FOUCAULT, ne sont adéquates

pour rendre compte des contradictions très vives, des retours en arrière,

des avancées en spirale qui parcourent ce monde scientifique travaillé par

des tensions idéologiques et philosophiques. On proposera alors une notion

plus modeste mais plus large, celle d'«air du temps», qui permet de

remarquer que les ethnolinguistes américains des années 30 (Sapir et

Whorf) et les linguistes marristes (essentiellement I.I. Meschaninov), qui

apparemment avaient une vision radicalement opposée (les Américains

voyaient un rapport de détermination langue ->pensée, les Soviétiques à

l'inverse un rapport base socio-économique -> pensée -> langue), avaient

néanmoins en commun la quête de la mise en relation du langage et de la

pensée, qui reposait elle-même sur l'héritage de W. von Humboldt, jamais

vraiment disparu en Russie.

Un autre aspect de ce thème large de «discours sur la langue» est le lien à

faire avec l'anthropologie, science interdite sous Staline, mais dont les

postulats évolutionnistes affleurent constamment dans les déclarations sur

la langue, par exemple dans le domaine de la politique linguistique, ou

«édification linguistique» (jazykovoe stroitel'stvo) : pourquoi et pour qui

créer des alphabets et des langues normatives, comment faire la différence

entre une nation (nacija) et une «population», ou «pré-nation»

(narodnost')?

Enfin un autre type de discours sur la langue s'impose à l'investigation,

c'est celui des intellectuels russes émigrés, principalement les deux

grands linguistes unanimement reconnus comme faisant partie des pères

fondateurs du structuralisme : N. TROUBETZKOY et R. JAKOBSON. On sait moins

leur engagement dans le mouvement idéologique et politique de l'eurasisme.

Jakobson voyait une totalité, une unité dans la science russe, qu'elle soit

en URSS ou dans l'émigration. On verra alors que bien nombreux sont les

points communs entre un structuraliste comme TROUBETZKOY et un

évolutionniste marginal comme N. MARR. On s'orientera vers la conclusion

que les clivages scientifiques et intellectuels ne passent pas forcément là

où l'on croit qu'ils passent, et que l'histoire du structuralisme en Europe

«de l'Est» à cette époque a peut-être un rapport avec la Naturphilosophie

allemande d'un côté, avec les idéologies de la totalité de l'autre.

On insistera essentiellement sur les problèmes de passage d'une «culture» à

l'autre, en s'attachant à suivre dans les textes les indices de

basculement, de transformation, de glissement d'un type de discours à

l'autre. C'est pourquoi les textes des années 1929 à 1931 seront d'une

importance toute particulière.

Le séminaire sera tenu en français, à partir de textes écrits en russe. Une

connaissance au moins passive du russe est donc recommandée. Il sera

proposé aux étudiants des travaux écrits sous forme de commentaires de

textes ou de réflexions sur un sujet de synthèse. Mais des textes en

français seront disponibles pour ceux qui ne connaissent pas le russe.

 

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{FR, 15/11/98}

 

VIENT DE PARAÎTRE

 

SEMIOSIS NUMERO SPECIAL

  Nº 2, Nouvelle série

 

Un dossier de huit études traduites en castillan :

1. "Las semanticas" . 2. "La semántica unificada". 3. "Microsemántica y

textualidad". 4. "Microsemmantica y sintaxis". 5. "Significacion, sentido y

referencia de la palabra"  6. "Problemáticas semánticas: semántica lingüística

y filosofia del lenguaje". 7. "Realismo semántico y realismo estetico".

8. "La hermeneutica literaria : comprension-explicacion-comprensión" de

Renato Prada. 9. "'Clemencia' una lectura a dos voces" de Norma Angelica

Cuevas.

En su presentecion dice:

"Este numero tiene el honor -y, además, cumple con una obligacion

editorial- al dedicar este numero casi en su integridad a ofrecer un

'perfil' de uno de los mas importantes investigadores de la semantica

interpretativa, Francois Rastier [...] Francois Rastier es un autor

prolifico, entre sus principales obras destacan: "Semantique

interpretative" (1987)"Sens et textualite" (1989) y "Semantique et

recherches cognitives" (1991), etc.

 

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{FR, 15/11/98}

 

DIALOGUE CLAIR-OBSCUR

 

DISCUSSION ENTRE JEAN-EMMANUEL TYVAERT ET FRANCOIS RASTIER,

A PARTIR D'UN TEXTE DE CE DERNIER INTITULÉ :

 

                                                     L'OBSCURE CLARTÉ

 

(À PARAITRE DANS LA REVUE LA LECTURE LITTÉRAIRE).

 

L'OBSCURE CLARTÉ (désormais OC) : "Un texte ne peut être illisible que pour

les herméneutiques de la clarté".

 

JET : le travail d'interprétation va-t-il d'une absence (première) de sens

(pour l'interprète) vers un sens construit (par l'interprète) sur la base

des significations des items, (donc en procédant du - vers le +), ou plutôt

d'une surabondance première de sens vers un sens décanté et "raisonnable",

la surabondance première des significations et de leurs mises en relation

obligeant l'interprète à réduire drastiquement le nombre des configurations

significatives (du + vers le -). Ce qui me paraît important ce sont ces

deux sens (= directions) du travail interprétatif qui induisent deux

conceptions de l'obscurité. Je préfère la seconde direction.

 

FR : On pourrait lier cela aux deux processus perceptifs d'activation

(- vers +) et d'inhibition (+ vers -) : corrélativement la vérification des

attentes et l'élimination de ce qui disconvient. En termes linguistiques,

catégorisation du pertinent.

Mais on a sans doute affaire à des phases temporelles : après cette phase

de clarté (rapide, on ne peut s'empêcher de comprendre), l'attention à un

rôle inhibiteur et l'obscurité peut revenir, si la structure du texte y

conduit.

Il y aurait peut-être possibilité de faire là-dessus une expérience de

psycholinguistique, mais les protocoles ordinaires ne s'y prêtent pas.

 

OC : "l'interprétation doit être rapportée à la diversité des discours,

des genres"

 

JET :  En deux mots, il faut disposer d'une typologie des textes qui soit

opératoire et non vicieuse. Je pense que les marques déclenchent des

interprétations à tiroir (exemple : "et" [1] logique, [2] chronologique,

[3] causal, [4] intentionnel) qui ne demandent qu'à se donner à l'interprète,

et que les textes possèdent des indices bloquant l'interprétation à un niveau

(comme pour une boite de vitesse automatique).

Exemple : "et en même temps" bloque en [1]), voire des indices "débloquant"

le "verrouillage" suggéré antérieurement (exemple : "et ensuite" débloque

de [1] pour redonner (au moins) [2]). A suivre.

 

FR : Mais les freins de ce véhicule interprétatif ne se bloquent pas pour

autant en cas d'indices contradictoires. Votre proposition, si on peut la

développer, conduit à une articulation très intéressante entre la

mésosémantique et macrosémantique : les "connecteurs" n'ont ici rien de

logique, mais indiquent des moments critiques du parcours interprétatif au

palier de la période.

Par parenthèse, je préfère pour ma part me passer de la notion de marque,

la marque en l'espèce n'étant qu'un moment réifié du parcours interprétatif.

 

OC : "Les deux sources traditionnelles de la clarté sont la loi naturelle et

la grâce..."