<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> 
<rss version="2.0">  
  <channel>             
    <title>La langue commune et prestigieuse.</title>    
    <link>http://www.revue-texto.net/index.php?id=4666</link>    
    <description>— À la recherche d’une langue vernaculaire commune, Dante, dans le De Vulgari eloquentia, formule quatre attributs – illustre, cardinale, aulicum, curiale – qui permettraient à cette langue de rivaliser avec le prestige du latin et de lui assurer toute la gamme de l’expression et de la communication : de la vie quotidienne à la création littéraire, y compris donc la poésie et la tragédie, considérées par Dante comme appartenant aux formes littéraires les plus hautes. À sept siècles de distance et par une traduction au pied de la lettre – ce qui est la coutume de la vulgate académique et scolaire –, ces quatre adjectifs résonnent aux oreilles contemporaines comme des termes archaïques sinon mystérieux ; ils ne rendent pas compte de la richesse d’argumentation que Dante déploie pour en arriver à la conception d’une langue qui s’impose par le « gratioso lumine rationis », faisant fonction d’un prince absent, facteur souhaité d’unification linguistique. On propose dès lors les qualités d’une langue « lumineuse, centrale, chorale et responsable » comme traduction plus fidèle aux attentes de Dante, une version certes plus risquée, mais confortée dans cette tâche par les essais d’Yves Bonnefoy sur la traduction de la poésie. </description>
    <category domain="http://www.revue-texto.net/index.php?id=59">La Lettre et l'interprète</category>    
    <language>fr</language>
    <pubDate>Tue, 16 Mar 2021 20:22:20 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Tue, 16 Mar 2021 20:22:20 +0000</lastBuildDate>      
    <guid isPermaLink="true">http://www.revue-texto.net/index.php?id=4666</guid>    
    <ttl>0</ttl>             </channel>
</rss>