LA RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE : NORME ET PRAXIS 

À l'aide des spécialistes en sciences humaines et sociales

Rossitza Kyheng
Université Paris 10


1. Introduction : les standards de référencement bibliographique

Il existe deux normes internationales en matière de référencement bibliographique, la norme ISO 690 (Information et documentation : Références bibliographiques : Contenu, forme et structure) et la norme IBSD (International Standard Bibliographic Description). Pour éviter toute ambiguïté entre ces deux normes, il convient de rappeler qu'elles ont des objectifs et des portées parfaitement distincts : 

Il est évident que la norme IBSD n'est pas pertinente pour la problématique qui nous intéresse ici [3]; c'est la norme ISO qui retiendra notre attention d'autant plus que les pratiques éditoriales dans les sciences humaines et sociales sont censées suivre les prescriptions de cette dernière. L'homologation française des normes ISO est confiée à l'Association française de normalisation (AFNOR) qui est "le membre français du CEN et de l'ISO et assume les responsabilités attribuées à la France à ce titre" [4].

La norme ISO 690 de 1987 décrit les standards des références bibliographiques aux documents imprimés. L'évolution rapide des supports électroniques et la prolifération conséquente de textes électroniques a imposé l'élaboration d'une seconde partie de cette norme, ISO 690-2 (février 1997), traitant les références bibliographiques aux documents électroniques. Conformément les homologues français des normes ISO 690 et ISO 690-2 sont la norme AFNOR NF Z 44-005  (décembre 1987) et la norme AFNOR NF Z 44-005-2 (janvier 1998) [5].
Notons que le sous-titre "partie 2", assigné aux documents normatifs correspondant aux documents électroniques, est assez significatif : la norme pour cette nouvelle génération de documents hérite effectivement des définitions et des spécifications de la norme destinée aux documents imprimés classiques, tout en rajoutant quelques nouveaux éléments relatifs aux particularités des supports électroniques. Pour cette raison une analyse séparée des deux normes ne nous semble pas justifiée ; nous allons procéder donc à leur analyse parallèle.

Remarque : Certaines publications sur ce sujet se réfèrent aux protocoles MLA et APA, ce qui nous oblige à ouvrir une parenthèse :
- Le protocole MLA est élaboré par la Modern Language Association of America à l'usage des professeurs de littératures/langues vivantes et jouit d'une extension sur les " humanities " au sens américain. Ce protocole ne se réfère pas aux normes internationales actuelles et possède ses propres schémas.
- Le protocole APA est élaboré par l'American Psychological Association à l'usage des psychologues et s'applique aux sciences naturelles et sociales. Dans sa dernière version il tend à suivre la norme ISO.
Dans le mouvement actuel de "globalisation" et convergence des pratiques scientifiques nous ne voyons pas d'intérêt de maintenir un protocole régional particulier tel que MLA [6].


2.
Les schémas compositionnels des références bibliographiques

Comme nous l'avons signalé supra, les références bibliographiques sont normalisées par les standards internationaux ISO (690 pour les documents imprimés et 690-2 pour les documents électroniques) et leurs homologations françaises correspondantes. Ces deux normes établissent les schémas de composition des références bibliographiques suivant le type de document référencé. Chaque colonne du tableau ci-dessus correspond au schéma d'un type de document spécifique :

Figure 1. Tableau synthétique des schémas de références

 

Élément

Ouvrage

Partie d'ouvrage

Contribution à un ouvrage

Périodique 
intégral

Contribution à un périodique

Messagerie
intégrale*

Message*

1

Responsabilité principale (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)  (obligatoire)

 

(obligatoire)

2

Titre (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

(obligatoire)

(obligatoire)

3

Responsabilité principale du document hôte

 

  (obligatoire)

 

 

 

 

4

Titre du document hôte

 

(obligatoire) (obligatoire)

 

(obligatoire)

 

(obligatoire)

5

Édition (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

 

 

6

Numérotation de la composante

 

(obligatoire) 

(facultatif)

(obligatoire)

(obligatoire)

 

(facultatif)

7

Responsabilité secondaire (facultatif) (facultatif)

 

 

 

 

(facultatif)

8

Lieu de publication (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)   (obligatoire)

(obligatoire)

9

Éditeur (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)   (obligatoire)

(obligatoire)

10

Date de publication (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

(obligatoire)

11

Importance matérielle

(facultatif)

 

 

 

 

 

 

12

Localisation dans le document hôte

 

(obligatoire) (obligatoire)

 

(obligatoire)

 

(obligatoire)

13

Collection (facultatif)     (facultatif)  

 

 

14

Notes (facultatif) (facultatif) (facultatif) (facultatif) (facultatif) (facultatif) (facultatif) 

15

Numéro normalisé : ISBN, ISSN (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

 

 

16*

Type de support (obligatoire) (obligatoire)  (obligatoire)  (obligatoire)  (obligatoire)  (obligatoire)  (obligatoire) 

17*

Date de mise à jour ou de révision (obligatoire) (obligatoire)  (obligatoire)

 

(obligatoire)

 

 

18*

Disponibilité et accès (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

19*

Date de la référence (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire) (obligatoire)

Note : Les éléments en italiques sont facultatifs pour tous les types de documents. Les données du tableau s'appliquent aussi bien aux documents imprimés qu'aux documents électroniques ; les éléments marqués par (*) sont propres uniquement aux documents électroniques.

Notions préliminaires :

La norme attribue à chaque type de document électronique son propre schéma de référence bibliographique, composé d'éléments obligatoires et facultatifs. La notion élément obligatoire ne doit pas être prise au pied de la lettre : en effet elle ne constitue pas une obligation mais une recommandation. Le document normatif précise : " Les mentions d'éléments sont obligatoires uniquement si elles sont applicables au document signalé et si l'information est facilement disponible à partir du document lui-même ou de la documentation qui l'accompagne " (ISO 690-2, section 5). Le schéma esquisse donc un modèle de référence bibliographique idéale. Évidemment, dans la pratique on est souvent confronté à un ou plusieurs champs non renseignés même dans les publications imprimées, pourtant profitant d'une longue tradition éditoriale qui en a fixé des règles plus ou moins rigoureuses. Il va de soi que ces "lieux vides" sont d'autant plus fréquents dans les publications électroniques dont la tradition - s'il en existe une - est relativement récente, et sans négliger le fait qu'il y a énormément plus d'amateurs dans l'édition électronique que dans l'édition classique (sur support papier). Une référence bibliographique scrupuleuse (la référence idéale) n'aurait pas d'éléments "vides" ; elle indiquerait les champs non renseignés par des mentions techniques comme [s. n.] sans nom ; [s. t.] sans titre ; [s. l.] sans lieu, [s. d.] sans date ; [s. p.]  sans pagination ; ou, si on veut, par leurs analogues latins sine nomine, sine titulo, sine loco.

Quant aux éléments facultatifs, la norme recommande d'inclure dans la référence les éléments répertoriés comme facultatifs, " si l'information est facilement disponible ". Dans le récapitulatif des schémas on trouve trois éléments optionnels pour tous les types de documents : la responsabilité secondaire, la collection et les notes. Mais si les éléments " obligatoires " ne sont pas effectivement obligatoires, alors quel est l'intérêt d'inclure dans la référence des éléments facultatifs ? En termes de citation l'intérêt est purement pragmatique : renseigner les champs optionnels signifie apporter une information jugée pertinente pour les objectifs de la citation : l'auteur d'un texte scientifique qui traite une oeuvre graphique aurait tout l'intérêt à signaler dans la référence l'auteur des illustrations de l'ouvrage cité ; l'auteur d'un autre texte voudrait signaler l'éditeur scientifique de l'ouvrage ; l'auteur d'un texte pédagogique voudrait souligner que l'ouvrage est édité dans la collection "Collège" ou que le CD ROM éducatif est approuvé par l'Éducation Nationale. Ces informations sont habituellement fournies soit sous la rubrique "Responsabilité secondaire", soit sous la rubrique "Notes", toutes les deux étant des éléments optionnels.

La distinction entre différents types de référence bibliographique ne dépend pas du genre de la publication citée, mais de sa périodicité : publications périodiques, publications non périodiques. Ainsi toutes les publications se trouvent reparties en deux catégories applicables aussi bien aux éditions imprimées qu'aux éditions électroniques. La norme ISO 690-2 relative aux documents électroniques y ajoute une troisième catégorie, les documents issus des systèmes de communication électronique qui ne sont ni périodiques, ni non périodiques, mais presque chaotiques dans la plupart des cas. Autrement dit, leur périodicité est difficilement identifiable : une liste de diffusion, par exemple, publie périodiquement, mais sa "périodicité" est tout à fait irrégulière. Ainsi on distingue trois grandes catégories de documents :

  1. publications non périodiques
  2. publications périodiques
  3. publications issues des systèmes de communication électroniques

Les trois catégories ci-dessus se subdivisent en sous-catégories. La définition des sous-catégories dépend de la visée de la citation : elle peut viser une publication complète ou une de ses composantes : partie (avant-propos, introduction, chapitre, partie, etc.) ou contribution (préface, postface, article, message, etc.). La différenciation entre partie et contribution relève de l'identification de leurs auteurs : si  la composante appartient à l'auteur de l'ouvrage, c'est une partie ; si la composante appartient à un auteur différent, c'est une contribution. Dans cette catégorie sont classés les préfaces et les postfaces, les articles des ouvrages collectifs, les articles sur les sites web, etc. Ainsi les schémas se trouvent repartis en trois sous-catégories :

Voici comment la même publication se trouve référencée différemment suivant la visée de la citation.

Les schémas de références bibliographiques aux documents électroniques de la norme ISO 690-2 héritent des prescriptions destinées aux documents imprimés similaires de la norme ISO 690, et ils en partagent la plupart des éléments (le lecteur aura l'occasion plus loin de comparer leurs loci communi). Dans cette optique nous avons séparé le tableau ci-dessus en deux sections : section commune des documents imprimés / électroniques et section spécifique aux documents électroniques. La section commune peut être considérée comme une partition relativement stable : la norme ISO 690 de 1987 était une seconde édition révisée, et dans les dix ans qui séparent cette norme de son héritière, la norme ISO 690-2, les schémas se sont perfectionnés et stabilisés encore plus. La section commune est donc une variante améliorée de la norme de 1987. La section spécifique aux documents électroniques est une partition instable : la norme est dans sa première édition et elle reflète des pratiques toujours hésitantes, ce qui explique les grands décalages entres ses interprétations.

La section spécifique contient de nouveaux types de schémas et de nouveaux éléments. Les quatre nouveaux éléments peuvent être qualifiés de "mesures de sécurité" contre la non pérennité des documents numériques, un point d'embarras qui a entravé pendant longtemps les citations des publications électroniques. Ces nouveaux éléments sont :

    1. type de support,
    2. date de mise à jour ou de révision,
    3. disponibilité et accès,
    4. date de la référence.

Grosso modo ce qui différencie la référence à une publication électronique de la référence classique est donc la présence de ces éléments. Pour comparer :

L'édition électronique peut avoir, certes, des informations différentes. Une édition sur CD ROM aurait probablement un éditeur ou un ISNB différent. Elle peut être incluse également dans une base de données ; on suivra alors le schéma de référence bibliographique approprié.

La norme ISO 690-2 établit également une nouvelle catégorie de documents issus des systèmes de communication électroniques avec deux types de schémas relatifs au système de messagerie et à sa composante, le message  [7].

Plus loin les catégories et les sous-catégories seront présentées et illustrées à tour de rôle, dans une écriture appropriée aux schémas recommandés par les documents normatifs. Les éléments facultatifs seront écrits en gris.


2.1. Publications non périodiques

Le premier paquet de prescriptions est relatif aux publications non périodiques et comprend les ouvrages (imprimés ou électroniques), dans les textes normatifs " monographie " [8], définie comme " toute publication non périodique, c'est-à-dire publication qui est complète en un seul volume ou destinée à être complétée en un nombre limité de volumes " (ISO 690, section 3.9 ; ISO 690-2, section 3.13). La norme ISO 690-2 ajoute deux nouvelles entités : les bases de données définies comme un "ensemble d'objets de données stockés, sous forme électronique, selon un modèle, et rendus accessible par ordinateur" (ISO 690-2, section 3.3) ; les programmes informatiques définis comme un "programme ou plan qui définit les actions sous une forme exécutable par ordinateur" (cf. ISO 690-2, section 3.14).

Ainsi dans cette catégorie sont classées toutes les publications complètes à caractère ponctuel :

Remarque : Plusieurs bases de données prêtent à confusion : certains fichiers peuvent être facilement classés dans d'autres catégories : contribution, ouvrage, fascicule ou série périodique. La norme ISO 690-2 recommande un référencement simplifié orienté vers les formes connues : "Dans les cas où on peut rapidement déterminer qu'un document électronique particulier est une monographie ou une publication en série, il convient de préférer ces appellations à l'appellation générique "base de données". (ISO 690-2, section 3.3).

Remarque : Un site web est généralement une base de données, s'il n'affiche pas de mentions susceptibles d'indiquer une publication périodique, telles que "revue électronique", "journal en ligne", "bulletin", etc. Il est possible, et même fréquent, qu'un site web possède une structure hétérogène complexe dont les éléments composants relèvent de différents types de documents : périodiques  et non périodiques : ouvrages ; contributions isolées ; bases de données, voire plusieurs bases de données. Ils seront alors décrits séparément.


2.1.1. Ouvrage complet

Ouvrage

Documents imprimés  

Documents électroniques

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. Responsabilité secondaire. Édition. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Importance matérielle. Collection. Notes. Numéro normalisé. RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. [Type de support]. Responsabilité secondaire . Édition ou version. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Date de révision (mise à jour). Collection. Notes. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence). Numéro normalisé.

Ouvrage en plusieurs volumes

Documents imprimés

Documents électroniques

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. Responsabilité secondaire. Édition. Lieu de publication : éditeur, date de début- date de fin de la publication. Importance matérielle (nombre de volumes).   Collection. Notes. Numéro normalisé. RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. [Type de support]. Responsabilité secondaire . Édition ou version. Lieu de publication : éditeur, date de début- date de fin de la publication. Importance matérielle (nombre de volumes).   Date de révision (mise à jour). Collection. Notes. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence). Numéro normalisé.

Dans cette catégorie sont classées également les publications en plusieurs volumes, si la publication complète sous-entend un nombre limité de volumes. Evidemment, elles suivent le même schéma de présentation de la référence bibliographique, pourtant certains détails sont décrits différemment : la date d'édition est remplacée par la période d'édition (début - fin) ; l'importance matérielle n'indique pas les pages, mais le nombre des volumes ; le numéro normalisé des documents imprimés n'est pas donné sauf au cas où l'édition complète en possède une indication spéciale.

La référence bibliographique peut porter sur la publication complète ainsi que sur un de ses volumes. La description de celui-ci diffère du schéma général de l'ouvrage isolé par un seul élément : le titre du volume (si un titre particulier lui est attribué) est donné après le titre de l'ensemble, et les deux titres sont séparés par la tomaison.

Rapports de recherche

Documents imprimés

Documents électroniques

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. Lieu de publication : commanditaire, date. Importance matérielle. Numéro du rapport. Notes. RESPONSABILITÉ PRINCIPALE. Titre : sous-titre. [Type de support]. Lieu de publication : commanditaire, date. Date de révision (mise à jour). Numéro du rapport. Notes. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence).

Dans les rapports de recherche et les rapports techniques le commanditaire prend la place de l'éditeur, et le numéro d'identification - celle du numéro normalisé.


2.1.2. Partie d'ouvrage

Partie d'un ouvrage

Documents imprimés

Documents électroniques

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE du document hôte. Titre : sous-titre du document hôte. Responsabilité secondaire du document hôte. Édition. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Numérotation de la composante (chapitre ou désignation équivalente de la partie), Titre de la partie, localisation à l'intérieur du document hôte (pagination). Notes. Numéro normalisé. RESPONSABILITÉ PRINCIPALE du document hôte. Titre : sous-titre du document hôte. [Type de support]. Responsabilité secondaire du document hôte. Édition ou version. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Date de révision (mise à jour). Numérotation de la composante (chapitre ou désignation équivalente de la partie), Titre de la partie. Localisation à l'intérieur du document hôte. Notes. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence). Numéro normalisé.


2.1.3. Contribution à un ouvrage

Contribution à un ouvrage

Documents imprimés

Documents électroniques

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE de la contribution. Titre : sous-titre de la contribution. In RESPONSABILITÉ PRINCIPALE du document hôte. Titre : sous-titre du document hôte. Édition. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Localisation dans le document hôte (pagination).  NotesNuméro normalisé.

RESPONSABILITÉ PRINCIPALE de la contribution. Titre : sous-titre de la contribution. In RESPONSABILITÉ PRINCIPALE du document hôte. Titre : sous-titre du document hôte. [Type de support]. Édition ou version. Lieu de publication : éditeur, date de publication. Date de révision (mise à jour). Numérotation de la composante à l'intérieur du document hôte. Localisation dans le document hôte. Notes. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence). Numéro normalisé.


2.2.
Publications périodiques

Le second paquet de prescriptions est relatif aux publications périodiques, dans les textes normatifs publication en série est définie comme "publication, quel que soit le support d'information, paraissant en fascicules ou volumes successifs, s'enchaînant en général numériquement ou chronologiquement, pendant une durée non limitée à l'avance" (ISO 690, sections 3.11 ; ISO 690-2, section 3.15).

Dans cette catégorie sont classées toutes les publications périodiques :

Comme dans la catégorie précédente, la référence bibliographique dépend du document ciblé : la citation peut porter sur une série périodique intégrale, sur un fascicule ou une contribution.

Remarque : L'intégrale des collections illimitées d'ouvrages est décrite dans la catégorie publications périodiques ; en revanche l'ouvrage qui en fait partie est décrit comme un ouvrage à part entière dans la catégorie publications non périodiques, avec une mention de la collection.


2.2.1.
Série périodique intégrale ou fascicule

La série intégrale et le fascicule suivent le même schéma, en privilégiant différents éléments de la référence bibliographique : la série intégrale attribue la responsabilité principale à la collectivité éditrice, le fascicule - aux éditeurs scientifiques ; la série intégrale indique les dates de début et fin de la publication, contrairement au fascicule. Le fascicule ne désigne pas la collection. Pour plus de clarté nous allons présenter les schémas relatifs séparement.

NB. Tant que les publications périodiques imprimées n'ont pratiquement pas de réédition, l'élément "Edition" est superflu dans les schémas, bien que recommandé par la norme.

Série périodique intégrale

Documents imprimés

Documents électroniques

Titre de la publication en série : complément de titre. Responsabilité principale (collectivité éditrice). Édition. Lieu de publication : éditeur, date de début - date de fin de publication de la série. Collection. Notes. Numéro normalisé. Titre de la publication en série : complément de titre. [Type de support]. Responsabilité principale (collectivité éditrice). Édition. Lieu de publication : éditeur, date de début - date de fin de publication de la série. Collection. Notes. Numéro normalisé. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence).

Fascicule

Documents imprimés

Documents électroniques

Titre du document hôte (la publication en série) : titre du fascicule. Numérotation de la composante (désignation du fascicule). Responsabilité principale (éditeur(s) scientifique(s). Édition. Lieu de publication : éditeur. Notes. Numéro normalisé. Titre du document hôte (la publication en série) : titre du fascicule. [Type de support]. Numérotation de la composante (désignation du fascicule). Responsabilité principale (éditeur(s) scientifique(s). Édition. Lieu de publication : éditeur. Notes. Numéro normalisé. Disponibilité : <accès>. (Date de la référence).


2.2.2. Contribution à un périodique

  Contribution à un périodique

Documents imprimés

Documents électroniques