ILIAS YOCARIS
Résumé : Cette étude s’attache à décrire les traits distinctifs de l’idiolecte littéraire de Valère Novarina. Le point de départ de notre démonstration est un extrait de L’Origine rouge, intitulé « Doubles stances de la machine à dire voici » : une analyse détaillée de ce passage permet de montrer que ses textures verbales (composantes phonémiques et morphémiques, structures syntaxiques, cadre énonciatif) sont « sursémiotisées », dans la mesure où elles mettent toutes en relief d’une manière ou d’une autre le sème et/ou le prédicat stylistique /déformation/. Un tel modus operandi permet à Novarina de mettre au jour un référent qui aurait été sinon impossible à représenter, à savoir l’indicible impression d’effarement que l’on éprouve quand on regarde les journaux télévisés.
ILIAS YOCARIS
Résumé : Leçon de choses (1975) est à coup sûr le roman le plus novateur de Claude Simon : en effet, l’ouvrage esquisse un monde possible quasi-intégralement holistique, qui échappe aux catégorisations (onto)logiques habituelles. Ainsi, ses pages sont peuplées de formes verbales et d’objets fictifs irréductibles à un grand nombre de couples oppositionnels structurant notre vision du monde ordinaire : unité/pluralité, réalité/représentation, antériorité/postériorité, identité/différence etc. Cet article examine dans le détail les implications stylistiques et épistémologiques d’un telle stratégie discursive.