Résumé : — L’IA générative est entrée au nom de la modernité et du pragmatisme dans la vie de nombreux citoyens, qu’ils le veuillent ou non. C’est ce lieu commun que questionne cette contribution. Comme infrastructure planétaire dont les conséquences environnementales, sociétales, économiques et géopolitiques sont déjà palpables, l’IA articule sa propagation à une rhétorique destinée à en légitimer l’appropriation. Or, la rhétorique qui entoure l’IA est mise au service d’une idéologie portée et relayée par un ensemble d’acteurs (industriels, institutionnels, etc.) qui sous couvert de « bien commun », occultent aussi bien les enjeux de pouvoir et de domination que les menaces concrètes que l’IA fait déjà peser sur l’organisation sociale, sur l’ubérisation du travail, sur l’affaiblissement des capacités cognitives et les prérogatives décisionnelles des individus.
Pour citer ce document
FRANCK FLORICIC (2025) «Non-dits et dommages collatéraux de l’IA générative», [En ligne], Volume XXX n°3-4 (2025). Coordonné par Créola THENAULT BALTARETU,
URL : http://www.revue-texto.net/index.php/archives/docannexe/archives/parutions/semiotiques/Archives/SdT/Images/Parutions/Parutions/Semiotiques/index.php?id=5111.
